Les femmes de la forêt au Cameroun / exposition 2010

by: Simard Marie-Claude

Published:
Wednesday 27th of August 2008 10:07:15 PM

JEANNETTE ET SES ENFANTS «Nous voulons vivre comme les femmes Bantoues, avec toutes leurs activités et leurs associations », dit Jeannette, au nom des femmes pygmées Bagyeli de Nyamabandé.


LES TONTINES Les femmes ont leurs propres associations financières appelées les tontines.


L’AVEUGLE QUI CULTIVE LES ARACHIDES «Mes frères et mes oncles m’escroquent. Je les paie pour qu’ils m’aident, mais ils ne font rien. Est-ce nous qui t’avons rendue aveugle?, me disent-ils. Ça fait 14 ans que je me bats.»


LA CORVÉE DE LA VAISSELLE Les enfants prennent une part active dans toutes les tâches domestiques.


LES FILETS D’ÉBODJÉ «Vois, comme la femme d’Ébodjé souffre! Elle porte tout ce poisson sur la tête puis elle le fume, s’occupe du champ et de la maison. Le soir, elle aide les enfants avec les devoirs. Dix enfants autour de la table, sans électricité.»(-Conforte.)


ENTREPRENEUSES EN HERBE «Les enfants vont à l’école plus qu’avant. C’est la nécessité. Tu ne peux pas aller dans les réunions sans savoir lire ou écrire.» ( - Véronique)


LA LOCOMOTIVE DU DÉVELOPPEMENT «Les femmes sont la locomotive du développement au Cameroun.» ( - Jaurès, maire de la commune de Nyete et président de la Forêt Modèle de Campo Ma'an.)


LES «CREUSEUSES» D’ÉTANGS En pleine forêt, les femmes d’AkomII creusent des étangs.


LESSIVE SUR LE FLEUVE LOBÉ Ce fleuve de la jungle se jette en chutes spectaculaires dans l’océan Atlantique.


PIROGUE À ÉBODJE Selon la tradition camerounaise, seuls les hommes peuvent partir en mer et faire la pêche en pirogue. «Les Nigériennes partent en mer et vendent leur poisson. Pourquoi pas nous?» (-Brigitte, Colette, Henriette, Thérèse et Hortense.)


PÊCHE À LA CREVETTE SUR LE FLEUVE N’TEM Les pêcheuses de crevettes d’Akkak pêchent avec les nasses traditionnelles.


PAULETTE ET SON CHAMP DE MAÏS La houe, la machette, la main, les femmes n’ont toujours accès qu’à une technologie millénaire pour cultiver leurs terres.


FILLETTES ET MACHETTE «Quand je serai grande, je veux aller au champ.»


LA PAUSE SYNDICALE «Nier la sorcellerie, c’est nier l’Afrique.» ( – Directeur du Collège d’enseignement technique, Industriel et Commercial à Akom II)


LES ENTREPRENEUSES DE NYETE «Nous voulons que nos filles soient des femmes modernes. La femme moderne est une femme qui connaît la propreté.» (- Antoinette, Carole et Marie.)


LES MAINS À L’OUVRAGE Les femmes sont les spécialistes des produits forestiers non ligneux (PFNL). Les fruits, les noix, les écorces, les feuilles de toute sorte, les racines, les termites et autres insectes, ainsi que les produits de culture comme le maïs se retrouvent au marché de Nyete. Même les pattes de singe qui ont des pouvoirs d’envoûtement (paraît-il) y sont en vente.


TOUT EST SUJET À CHANSON «Une femme a pris mon mari. Il la secoue partout, la fouille partout. Moi, je me retrouve seule à la maison. Cette histoire m’énerve!» (- Chanson de Suzanne.)


HÉLÈNE EBOTO PRÉSIDENTE DE LA PLATE-FORME DES FEMMES DE CAMPO MA’AN Attention, Attention, eh! On décolle de la pauvreté. Madame Eboto est empilotée As-tu déjà réservé ta place? (- Chanson)


MARCHÉ DE MFOUNDI, À YAOUNDÉ Les femmes rurales de Campo Ma’an aspirent à vendre leurs produits de la forêt dans les grands marchés de la capitale, comme celui de M’foundi. Le mauvais état des routes, le manque de véhicule et de réfrigération comptent parmi les facteurs qui freinent leurs initiatives.


ARRIVÉES DES COMMERÇANTES AU MARCHÉ RURAL «Nous misons beaucoup sur la forêt modèle pour qu’elle mette nos produits en valeur. Si au Canada vous avez besoin de Manioc, de noix de palme, on peut vous en donner. (-Antoinette, Carole et Marie)


LA MÈRE ET LA FORÊT «La femme est d’abord la mère. Nous allons au champ avec nos enfants. Nous leur enseignons la médecine des herbes…Nous ne coupons pas tout. Depuis le temps de nos grands-mères, nous protégeons l’environnement.» (-Madame Véronique, Campo).


PARTY DE CUISINE La cuisine est un espace réservé aux femmes et aux enfants.


LE BÂTON DE MANIOC «Le manioc se vend mieux une fois préparer en bâton.» (-Hélène.)


FEMME RURALE ME NE! (FEMME RURALE JE SUIS!) «Les hommes défrichent la forêt en décembre et janvier. Le reste de l’année, les femmes y cultivent le champ…Nous sommes écartées du pouvoir, pourtant c’est nous qui travaillons le plus.» (-Félicité, institutrice à Campo.)


LES HOMMES ET LES FEMMES RÉFLÉCHISSENT ENSEMBLE Dans les réunions de la forêt modèle comme dans celles de la forêt communautaire, hommes et femmes, Bantous et pygmées Bagyeli réfléchissent ensemble pour trouver des solutions à la pauvreté.


HOMME BAGYELI SONGEUR «Nos maisons ne nous conviennent pas, nous n’avons pas d’argent pour construire comme les Bantous. Tout le temps on le dit, mais il n’y a pas de changement.» (-Honorine.)


CRÉATION de l’Association Bia Bia (Entre-nous) des femmes Bagyeli de Nyamabandé.


ÉGAUX EN DIGNITÉ ET EN DROITS «Les enfants pygmées n’ont pas de certificat de naissance. Plus tard, il leur est difficile d’obtenir des papiers d’identité et de faire leur place.» (- Hélène Eboto.)


JEUNE DANSEUR BAGYELI «Tous les pygmées ont quatre yeux. Ils ont tous des pouvoirs inexplicables.» ( -Joachim, chercheur camerounais).


LE PONT DE SINGE Nous avons suivi les enfants pygmées jusqu’à leur campement, Nyamabandé.


L’AÏEULE DE LA FORÊT Les pygmées bagyeli habitent la forêt de Campo Ma’an depuis des temps immémoriaux. Les contraintes de la modernité et l’exploitation forestière les repoussent dans des campements permanents non loin des routes.


DISCUSSION CHEZ LES BAGYELI D’AKOK AVOUTA «Les femmes bantoues prennent la parole, mais nous, pas du tout. Nous avons envie de dire quelque chose, nous avons des propositions à l’intérieur de nous-mêmes, mais l’occasion ne nous est jamais offerte.» (-Honorine) «Si on leur donne la parole, elles vont dire quoi?» (-Sejo) Rire général.


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